Remerciements

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  • Le 02/08/2018
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Il est de tradition pour un auteur de faire une page de remerciements, pour reconnaître humblement que sans aide extérieure, il ne serait parvenu à rien. Généralement s'ensuit une longue liste de noms qui n'évoquent rien au lecteur, mais sont censés faire plaisir à des personnes qui sauront se reconnaître et seraient sans doute vexées de ne point y figurer.

Il va être question ici de quelque peu déroger à la règle.

 

En tout premier lieu, je voudrais remercier Wikipédia. Sans ce site, je n'aurais pu aussi bien, ni surtout aussi vite, documenter mes idées. À tous ceux qui contribuent jour après jour à enrichir cette encyclopédie dont les philosophes des Lumières se seraient autant réjouis qu'inquiétés, mes plus sincères remerciements et encouragements à continuer.

Juste ensuite, viendra Google Earth. Les GAFA (Google, Apple, Facebook et Amazon) ne sont certes pas en odeur de sainteté, entre le Big Data/Brother et l'évasion fiscale, mais cette application en particulier m'a considérablement aidée à planter les décors où ont évolué les personnages. On a beau connaître certains endroits soi-même par cœur, les situer, les survoler, en faire le tour à volonté, rend la tâche de les décrire considérablement plus facile que d'y retourner. Je comparerais le rapport entre Google Earth et l'écriture, à la photo pour un peintre : la lumière est toujours bonne et le modèle reste en place. À ceci près qu'en l'occurrence, l'utilisateur parcourt toute la Terre en liberté.

Il n'aura échappé à personne ayant lu Trois.1, qu'il y est fait moultes références, non seulement culturelles, mais également à des objets, des marques, des films et des jeux vidéo. On pourrait croire le procédé facile pour ancrer l'histoire et les évènements dans un univers réaliste. Il y a sans doute un peu de vrai dans cette critique, sauf que nous ne vivons pas dans un monde d'où ils sont absents. Prendre un soin maniaque à éviter de les citer serait une hypocrisie et, au final, consisterait plus à retirer le sel d'un plat au prétexte de le rendre plus sain, pour ne le servir que plus fade. Pour ma part, ne sont évoqués ces éléments connus que parce que je les apprécie. Si les ayants-droits de l'un d'eux désire que j'en retire la mention, j'en serais désolée mais me tiens évidemment à leur disposition pour les effacer.

Il en va de même pour les chansons appelées en référence. Non seulement elles ont fait partie de la (vaste) liste des morceaux écoutés pendant la rédaction de ce roman, mais elles m'ont paru donner une couleur et une profondeur particulières à la scène dans laquelle elles sont citées. J'espère sincèrement que les lecteurs autant que les artistes apprécieront éventuellement leur emploi – mais là encore, respect de l'auteur oblige, si une demande de retrait m'était formulée, elle se verrait immédiatement exécutée.

Ayant ainsi abondamment employé des références publiques, pourquoi n'en ai-je pas profité pour insérer des personnages célèbres contemporains, puisque l'action se situe dans le monde du cinéma et de la télévision ? Il serait hypocrite de ne pas reconnaître que certains m'ont inspiré. Comme tout le monde, j'ai mes acteurs et actrices préférés, quelques réalisateurs fétiches et, on l'aura compris, des goûts assez orientés en matière de spectacle. La réponse est simple ; encore une fois, par respect. Les artistes que nous voyons sur nos écrans, démultipliés qu'ils sont de nos jours, n'en restent pas moins des personnes. Ils ne me connaissent évidemment pas, et affirmer les connaître serait d'une détestable prétention de ma part, sans parler de leur imposer des mots ou des actions. Qu'il me soit cependant permis de les remercier tous du temps et des efforts qu'ils nous consacrent, peut-être pour la gloire, peut-être pour l'argent, mais reconnaissons-le aussi, surtout pour notre plus grand plaisir.

Un plaisir que j'espère vous, lecteur, aurez partagé à lire ce roman.

E.J. Langlois

Champs sur Marne, le 31/03/2018.

Trois.1 Roman Remerciements