Les meilleures séries TV

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  • Le 02/08/2018
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Salon ordi tv 1

Trois.1 n'aborde pas l'univers des séries TV totalement par hasard.

Fan de nombreuses séries, l'auteur en a quelques-unes à vous recommander chaudement !

Séries à voir et à revoir, sans modération !

(...où diable est passée cette fichue télécommande ?)

 

 

Pour info :

Certains les aimeront en version originale (avec ou sans sous-titres), d'autres en version française (euh... pas toutes !), l'important c'est de prendre du plaisir à regarder ces excellentes séries tv !

Miami Vice

 

 

De 1984 à 1989, soit cinq saisons, c'est la série qui a fait de Miami, non plus un patelin pour maisons de retraites, mais une ville branchée (et un brin violente, d'accord, mais c'est une série policière, aussi...).

C'était stylé (un flic en costume Armani, sur un yacht, avec un alligator... séquence nostalgie sur les coiffures et les épaules au carré...) et conçu comme des clips vidéo, avec les hits de la musique des années 80 au top (d'ailleurs, si vous allez à Miami encore aujourd'hui, calez-vous sur la fréquence radio 93.9, complètement dédiée aux morceaux de cette période).

Mention spéciale au compositeur Jan Hammer, qui a donné toute son indentité sonore à la série ("Crockett's Theme", "Evan"...).

Ah, une Ferrari Testarossa blanche sur Ocean Drive...

... Quoi, Sonny Crockett ?

X-files

 

Démarrée en 1993, arrêtée en 2001 soit neuf saisons, des épisodes spéciaux, des films et des reprises en 2016 et 2018.

Et la Vérité est encore ailleurs...

Une petite anecdote personnelle : depuis des années, le thème musical de la série me sert de sonnerie téléphonique, ce qui fait ricaner tout le monde. Sauf que... dans la saison de 2016, soudain, le téléphone de Mulder se met à sonner. Avec quel air, mmh ? Un indice : le compositeur est un certain Mark Snow.

Et toc ! Qui avait raison avant tout le monde ?

... Quoi, Fox Mulder ?

The West Wing

 

Sept saisons de 1999 à 2005, pas un épisode qui ne soit un petit bijou.

Les Américains ont un don pour vous proposer des présidents de télé radicalement opposés à ceux qu'ils élisent en vrai : Bartlett le Démocrate (vs Bush le Républicain de l'époque, réellement à la Maison Blanche), et récemment Kirkman l'Indépendant (dans Designated Survivor : après l'échec des Démocrates et la catastrophe des Républicains, Hollywood n'avait guère d'autre choix... quitte à se venger un peu en faisant exploser le Capitole - "Dentelle ?" Vous avez dit "dentelle" ?)

Pour la saison 7, le pari du successeur s'était porté sur l'élection du premier Président Hispanique. C'est le seul point sur lequel la série a loupé le coche. Il était peut-être trop tôt. En 2008, c'est un certain Barack Obama, parfait inconnu, qui se lança dans la course. On sait la suite.

Sinon, les thèmes abordés étaient non seulement bien renseignés (par d'anciens conseillers à la Maison Blanche sous l'ère de Bill Clinton), mais également clairvoyants, quand ils n'étaient pas carrément pédagogiques. Les arcanes du système politique américain étaient démontrés, mais sans le cynisme malsain d'un House of Cards. Quelques explications de texte sont encore d'actualité aujourd'hui (le VIH en Afrique, la crise au Moyen-Orient, les relations haïssables avec l'Arabie Saoudite, celles plus ambiguës avec la Chine).

Et il restera l'épisode historique d'ouverture de la saison 3, "Isaac et Ismael", tourné au lendemain des attaques du 11 septembre 2001.

La série vieillira forcément avec le temps, mais elle restera longtemps une référence dans son domaine.

Sherlock

 

Cette série arythmique comporte seulement 13 épisodes (on exclut le mini clin d'oeil de quelques minutes seulement d'introduction à la saison 3 : Many Happy Returns) étalés entre 2010 et 2017, mais chaque plan est un régal !

Parmi les répliques cultes :

  • I'm not a psychopath, I'm a high-functioning sociopath, do your research!
    (Je ne suis pas un psychopathe, je suis un sociapathe de haut-niveau, renseignez-vous !)
  • Shut up, you're lowering the IQ of the whole street!
    (Fermez-la, vous baissez le QI de toute la rue !)
  • Heroes don’t exist… and if they did I wouldn’t be one of them.
    (Les héros n'existent pas... Et si c'était le cas, je ne serais pas l'un d'entre eux.)

Message aux producteurs, aux acteurs, à toute personne qui pourra y faire quelque chose : par pitié, donnez-nous une saison 5 ! #SherlockMustBeBack ! #Sherlock5 ! Please ?

PS : Why can't people just think ?

PS2 : I'm Sherlocked... S'il y a des personnes intéressées par l'escape game Sherlock: The Game Is Now ouvert à Londres, et qui cherchent à monter une équipe de 4-6 membres, count me in, please !

The Hollow Crown

 

La BBC est "a crown with many jewels" (une couronne aux nombreux joyaux).

L'un d'eux a de quoi faire frissonner de plaisir les amoureux de l'excellente chaîne britannique, tout autant que les afficionados de Shakespeare : The Hollow Crown, ou l'adaptation à grand spectacle des pièces du Barde, dédiées à la propagande tudorienne.

La "saison 1" inclut Richard II, Henri IV (l'Anglais, pas le Navarrais !) parties I et II, Henri V (dont la fameuse tirade de St Crispin entre autres morceaux de bravoure),

La "saison 2" traite Henri VI (les trois pièces sont condensées en deux parties), et Richard III.

Même si tout le texte n'y est pas (d'ailleurs, merci, parce qu'une Jeanne d'Arc lâche et se faisant passer pour enceinte afin d'échapper au bûcher, ce n'est vraiment pas la partie la mieux recevable pour un public français...), toute la série est un pur bonheur, avec la crème des acteurs britanniques (et quelques continentaux aussi).

Ah, une condition sine qua non : à déguster en V.O. (Quoi, en français ?!? Sérieux ?!?).

The Crown

 

Difficile de ne pas parler de Netflix et de ses séries...

Et pour rester dans la mouvance britannique, comment ne pas citer précisément The Crown ?
La première saison traite de la période 1947-1955, la deuxième se poursuit jusqu'au milieu des années 60.

L'interprète principale, Claire Foy, est sublime. D'ailleurs, elle a reçu l'Emmy Award 2018 de la Meilleure Actrice pour ce rôle. Si elle a le même parcours que Benedict Cumberbatch avec Sherlock, une magnifique carrière s'ouvre à elle.

PS : Oui, "principale" ! Elle incarne tout de même la Reine, même si ces phallocrates de producteurs l'ont moins payée que Matt Smith dans le rôle du Duc d'Édimbourg, sous prétexte qu'il était plus connu parce qu'il a été... un Docteur Who !

Mais conservons notre flegme...

Vous reprendrez bien un peu de thé ?

Game of Thrones

 

Impossible de ne pas citer la série phénomène, dont un des indicateurs les plus stupéfiants est... le piratage.

Si, si, il y a des fans tellement accros que des dealers leur fournissent leur dope illégale, dont l'effet le plus recherché est un composant hallucinogène connu sous le nom de VSADD ("Voir Surtout Avant la Date de Diffusion"). Sans rire.

Des études sociologiques sont en cours...

Parmi les plus chères des productions HBO, le nombre d'acteurs britanniques au mètre carré est ahurissant : Emilia Clarke (Daenerys Targaryen), Kit Harrington (Jon Snow), Sophie Turner (Sansa Stark), Lena Headey (Cersei Lannister), Maisie Williams (Arya Stark), Gwendoline Christie (Brienne de Tarth), Alfie Allen (Theon Greyjoy), Natalie Dormer (Margery Tyrell), Ian Glen (Jorah Mormont), Isaac Hempstead-Wright (Bran Stark)... jusqu'à Mark Gatiss (le showrunner de Sherlock, si, si, l'inoubliable Mycroft Holmes himself !). Et la liste continue encore longtemps - bon, d'accord, il y a pléthore de personnages, on ne va pas tous les passer en revue, mais on aura compris l'essentiel.

Sans compter les lieux de tournage, la plupart en Europe : Royaume-Uni, Croatie, Maroc, Malte, Islande, Espagne.

Série américaine, vous dites ?

Battlestar Galactica

On a toujours un temps d'arrêt au mot "reboot", concept bien américain de l'essorage plus que du recyclage :

  • reprendre une série à succès - parce qu'elle en a eu, au moins en son temps... Même si pas tant que ça, ce n'est pas grave : il s'agit au moins de le faire croire, en s'appuyant sur une certaine nostalgie qui confine parfois à l'amnésie,
  • et la mettre au "goût du jour" - traduire : un peu plus de violence (même le gore est acceptable), de sexe (parce que c'est bien plus scandaleux et donc racoleur) et des effets spéciaux (pour le coup, forcément, il y a eu des progrès).

Battlestar Galactica, c'est tout de même à la base une mini-série B à (très) petit budget, sortie en 1978-79, surfant sur le phénomène mondial de Star Wars, avec des références à l'astrologie (les douze planètes dérivées des signes du Zodiaque, ah si, il fallait oser...) et la mythologie grecque (Athéna, Apollo...), et surtout les méchants robots Cylons dont l'armure devait être une copie resucée (allons-y sur les chromes pour faire semblant d'être orginal) de celles des Troupes de choc de l'Empire de la Guerre des Étoiles.

La version des années 2000 (2004-2009) est incroyablement supérieure à son ancêtre. Dans une ambiance réaliste (dans le sens où il y a de la graisse dans les spatiodocks), les personnages sont forts, complexes, les Cylons sont aussi tordus que les humains qu'ils cherchent à exterminer, l'épopée des anciennes colonies à la recherche de la Terre (la déception va être rude) est parfois un peu mystique (c'est une série américaine, In God We Trust, n'oublions pas... en l'occurence, un petit rappel aux douze tribus juives à la recherche de la treizième perdue).

Mais ça marche ! Et le dernier épisode donne vraiment une fin (et une forme continuité) à l'histoire et aux personnages.

Vikings

 

L'intérêt de la série réside dans plusieurs aspects : le mythe Viking (mot-clé très prolifique !), une partie de l'histoire du haut Moyen-âge vue du côté des envahisseurs, les reconstitutions des pratiques culturelles et religieuses, la résistance du paganisme face à la menace chrétienne (moins spectaculaire qu'un Ragnarök, mais au moins aussi létale au final)...

Au-delà des dieux que Marvel/Disney et World of Warcraft ont largement recyclés, il y avait des hommes, au fond animés des mêmes passions et d'appétits du pouvoir, par-delà des comportements sociaux différents.

La partie la plus réussie à mon sens : les dialogues, quand les différentes communautés se croisent et s'affrontent, en norrois, en saxon, en franc. Nos vieilles langues européennes ! L'oreille se dresse d'essayer de reconnaître nos mots actuels.

Rome

 

À l'origine des séries à grand spectacle et à gros budget des années 2000 - à commencer par Game of Thrones et autres Tudors - il y a Rome.

Pas celle du Cid, pas celle des péplums italiens ou américains des années 50-60, des jupettes, sandalettes et décors en carton-pâte.

À part être tournée en Latin, la série n'aurait pu être plus proche de ce à quoi la Ville devait véritablement ressembler au temps de la guerre civile entre César et Pompée. Une Rome sale, violente, païenne... où les dictatures monothéistes n'ont pas encore opéré leurs ravages de puritanisme et de négation des femmes, où la vie humaine ne vaut pas encore grand chose (si, si, globalement, ça s'est un peu amélioré...), où le pouvoir est pris pour ce qu'il est (celui de tuer et de ne pas être tué).

Bien reconstituée, historiquement assez fidèle, Rome n'a pas été au-delà de la seconde saison pour cause de budget pharaonique.

Assez ironique, quand on pense qu'elle se termine donc sur la mort de Cléopâtre (spoiler ? comment ça, spoiler ?!?).

Trois.1 Roman Séries TV